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mardi 18 juillet 2017

Nervous Young Man

J’ai fait un rêve étrange, le dos calé dans un fauteuil rouge sang, arraché à la dernière rangée d’un cinéma miteux, cloué au beau milieu d’une clairière. L’herbe tendre qui encerclait mes pieds avait un goût de cendre, quelques fourmis jouaient entre mes orteils. Âpres sont les secondes qui lentement s’égrainent au cours d’un songe, mes canines ont rongé le temps. Je me retrouve sous le corps blanc d’un jeune poète, ses boucles rendues translucides par les rayons de Lune tombent sur mes joues et les chatouillent. On s’embrasse en rigolant, au son d’une corde grattée, ses lèvres sucrées découvrent mon cou, je me tortille sous ses caresses, un battement de coeur plus tard, il s’évapore. J’écarquille les yeux, deux points brillants sur une face blême, je continue seule à m’explorer. Dieu que cet album est BON! Ses titres, décomplexés, étirent leur insolence de longues minutes durant, et pas une fois l’ennui n’ose ramener sa fraise. J’ai plongé tête la première dans un court d’eau glacé, le dos couvert d’écailles. Des bestioles aquatiques m’ont encerclée en un concerto de bulles démentes, j’ai sorti mes baguettes et tapé de toutes mes forces sur quelques coquillages sous marins. Des petits bouts d émail giclaient dans tous les sens, torpille cinglante et boule d’algue dingue, les hippocampes en perdent la vue. Rêve démentiel sans queue ni fin, je me retrouve sous une couette chaude, dans les plus doux bras du monde, aux bouts desquels un grand sourire, mordu aux lèvres en maints endroits..


jeudi 21 janvier 2016

space invaders - Dreadnought

Au moment où je me suis barré au volant de ma caisse, une drôle de vision m'est apparue.
toi, à poil sur un bouclier en bronze, les doigts perdus dans la fourrure d'ours étalée sous ton corps. 
On aurait dit que tu sortais de l'eau, ta peau étincelait, j'ai même glissé ma langue au-dehors pour tenter d'en lécher le sel - amère fut ma frustration. 
J'ai cligné frénétiquement des yeux, me suis sorti une bière de la glacière posée côté passager, et ai sifflé la canette d'une traite. Le moteur rugit, la tire a fait un bond en grommelant alors j'ai pressé la pédale aussi fort que j'ai pu, comme pour lui fermer sa gueule. Un rot malodorant s'est sauvé de ma gorge, éraflant mes lèvres au passage. 
Mes yeux me lançaient, et j'eus beau les frotter frénétiquement du bout des doigts, rien n'y fit. 
saloperie ! 

Aux abords d'un petit bois, je m'enfilai une seconde canette, non sans en verser un peu partout. 

"J'en ai plus rien à foutre! t'entends?? Plus rien à FOOOOUTRE!" braillai-je, au bord de l'explosion
"Je baptise le volant, salope, et si ça me chante, je me baptise même la bite, t'entends?"
Un oeil vissé sur le rétroviseur, je me tordais la peau des joues dans tous les sens. 
D'affreuses grimaces qui changeaient mon visage en tronc
et mes bras qui serpentent au dessus du volant, 
immatériels
à moitié morts de froid, les poils tortillés autour d'un totem de feu

poussière de coke mêlée aux larmes chaudes, j'avais une forte envie de pisser. 

J'ai stoppé la voiture à la tombée de la nuit, ai saisi la glacière, et suis allé me caler entre deux grosses pierres tombales, plantées au travers d'un petit chemin tremblant.

L'angoisse de me faire bouffer par des écureuils,
des fourmis plein les poches,
j'ai commencé à bouillonner, je me suis trainé jusqu'au coffre, ai saisi ma guitare, 

et suis allé me peler les doigts sur les cordes rêches de l'instrument, vomissant ma colère par delà les fougères, les pieds écrabouillant des tripotées de champignons qui éclataient en fumant. 

fertile journée d'hiver, quand tu m'as saisi , ce matin
j'ai cru déceler , entre tes paupières, un éclat rougeâtre , malsain

serais-tu là , en réponse à mes prières? 




 

lundi 21 décembre 2015

Top 2015 : Bave sur ma Pochette

Les plus folles-canons-délicieuses pochettes de cette année.






Dorothy en route pour le fantastique pays d'OZ




Cet homme au regard dense semble sur le point de dire quelque chose. C'est à voix basse qu'il lâchera une poignée 
des mots feutrés, noircis de mélancolie, qui iront se fracasser sur les contours de la pochette. superbe



manque plus que la petite giclure de miel sur le bout de la truffe.
L’élastique qui se tend entre tes doigts exquis me rappelle un jeu 
de mon enfance, abandonné depuis trop longtemps. Une partie?





dimanche 20 décembre 2015

Jean Claude Vannier - L'enfant Assassin Des Mouches

1972

J'ai débarqué sur cette plage un matin d'avril, à poil comme un nourrisson, les fesses blanches de trop souvent dormir sur le dos. Mes traces de pieds me rappelaient, à intervalle régulier - 17 centimètres - à quel point il serait compliqué de rattraper le temps perdu. Alors je me suis dirigé vers l'Océan qui palpite afin d'y rafraîchir mon corps. Je barbotais tranquillement, sans trop m'inquiéter de mon sort, chatouillant les poissons qui nageaient sous moi, du bout des orteils, lorsque j'aperçus des silhouettes qui se dessinaient à l'horizon. De surprise, j'avalais un peu d'eau salée, la recrachais par les narines, ça m'a fait tousser. Je ne savais que faire, mon coeur tambourinait contre mes chairs, ma queue s'était recroquevillée de trouille, un banc de gobies se marraient dans un tourbillon de bulles. Les minutes s'égrainaient, au rythme d'instrument givrés, tandis que les cuivres et claviers s'emballaient joyeusement. Drôle de contraste qui commençait à me mettre mal à l'aise. Quelle position adopter? Se laisser porter ou résister? 

Des mioches. Les ombres se sont découvertes des tailles, des carrures et des visages. Qu'est-ce qu'ils foutaient là? Je nageai lentement vers la plage, une angoisse nouvelle alourdissait mes membres. Que tenaient-ils dans leurs poings serrés? De longs bâtons aiguisés - des lances!! - , quelques épées de bois, des arcs. Chasseurs pubères aux bouches rieuses, les voilà qui entament une drôle de danse autour d'une masse noire que le plus grand d'eux vient de déposer sur le sable pâle. 

Sa Majesté des Mouches, ne serait-ce pas ton propre squelette amenuisé qui gît aux pieds de tes descendants aux mains lisses? 




mercredi 2 décembre 2015

Ni - Les Insurgés de Romilly


Je lui avais donné rendez-vous dans un bar réputé pour son ambiance feutrée, sa musique élitiste et la qualité de ses alcools. Nous étions collés à un mur tapissé de mousse rougeâtre et moelleuse, tout au fond, mais si l'on tendait le cou, il nous était possible d'apercevoir quelques morceaux de la scène. À la table voisine, un type grassouillet tétait le cigare en caressant les boucles sucrées de la femme d'ébène collée à son ventre rebondi. Il ouvrait régulièrement la bouche, tenant son cigare entre ses doigts, laissant échapper un rire graisseux et mordant, sorte de fauve puant la thune et le stupre, prêt à bondir, tous crocs dehors.

La mélodie postillonnée par le piano à queue s'imbibait de l'épaisse nappe de fumée grise  -volatile et voyait ses volutes s'écraser contre les cols de veste, imprégnant coiffures et moustaches au passage. 
Je la fixais intensément, mordant ma langue d'anxiété, le goût cuivré du sang me piquait le palais. 
Et dans ses yeux , noisettes fondantes, j'entrevoyais de frêles nuances aux contours léchés, trépignant d'une colossale envie de se tirer, de briser les cloisons et courir, d'user son haleine à l'infini, pour l'inconnu. 

"C'est d'accord, lâche-t-elle.  J'en suis

Explosion acide au fond de mon crâne, je mobilise toutes mes forces pour pas trembler. Je me ressers en tequila, mais, mon geste est trop fébrile, des gouttes s'écrasent sur mon poignet. À l'affut, elle penche son museau en avant et tire sa langue hors de sa grotte humide, me lape comme un petit chien. J'ressens des picotements jusque dans mes orteils, va falloir agir. 

Je me dresse brusquement sur les talons, renversant la table au passage. M'en fous. En quelques bonds agiles, j'atteins la scène et dézingue le piano à coup de batte en émail blanc. J'éclate la tronche boutonneuse du pianiste en hurlant, faisant gicler dents et bouts de chair dans tous les sens, y'a un morceau de nez qui vient se coller sur le devant de la robe d'une très belle dame, au premier rang, pile à la naissance de son décolleté. Pétrifiée, la dame lâche un filet d'urine sur ses jambes douces, j'en ricane encore de la voir comme ça, yeux vomis hors des orbites, la robe cradingue de sang, les pompes gorgées de pisse, probablement déjà morte de l'intérieur depuis longtemps. 

À quelques tables de là, elle se déchaîne à l'aide de deux fourchettes, plantant à tours de bras la chair molle des convives hébétés, les os craquent de trouille et se disloquent, comme moi, elle est fendue d'un large sourire. 

Cette fureur qui nous anime n'a rien de singulier. Pour s'en convaincre, il suffit de jeter un coup d'oeil à la pochette de l'album - géniale et percutante, d'ailleurs. La révolte, qu'elle soit de chair ou de métal est implantée au plus profond des choses depuis la Nuit des Temps. 

C'est notre rôle de lui ouvrir nos chairs afin qu'elle en jaillisse sans honte, dans la splendeur de sa nudité, et qu'elle repeigne le décor, suintant de gros glaviots rouge sang, puis qu'elle chie des litres de flotte amère dans lesquels des nourrissons seront noyés, là, au premier plan, la Mort qui culbute un porcelet gavé d'écume, et haut dessus, un fil aiguisé et tranchant qui taille une large grimace glacée au foutre dans toute la largeur de l'horizon, avec ces petites figurines à forme humaine qui suent et dansent et se perdent à moitié fou, l'esprit flingué par le Néant, le corps meurtri d'avoir trop rêvé.



vendredi 27 novembre 2015

Milla Jovovic - The Divine Comedy



La sublime gonzesse de la cover, gaulée comme c'est pas permis, a émoustillé direct mon attention. 'Manque plus que son ramage soit à la hauteur de son plumage, et c'est dans la poche' me dis-je. Tiens, en parlant de poche, la mienne est gavée d'objets confisqués à de trépidants marmots, plus tôt dans la journée. J'enroule mes doigts autour d'une paire d'écouteurs blancs, sans marque, et les enfonce dans mes oreilles. Les premières notes déboulent en bondissant, ça a de la gueule;

la divine créature aux boucles crépitantes se matérialise devant moi. J'ai la gorge sèche, une quinte de toux me prend, comme un clebs enragé, ma bave bouillonne sans bruit. Je détourne alors le regard de son visage, taillé par un Pygmalion au sommet de son art, me risquant à scruter son cou, à croquer, et puis ses seins. Mes joues se brouillent d'un pourpre impétueux, c'que j'me sens bête

Elle fait mine de rien remarquer et continue de chanter, à poil devant l'éternité, blanche et délicieuse tout près de moi. J'ose pas bouger, ni même cligner des yeux, mon souffle enrage dans ma cage thoracique, frappant les os qui le retiennent ; hors de question d'interrompre ce miracle, aussi farouche qu' inattendu. Mais... j'hallucine ou elle s'approche? Je laisse sa main laiteuse frôler la manche de mon blouson, puis je ne rechigne pas non plus lorsque je sens son index appuyer délicatement sur mon poignet ; je baisse la tête. Au sol, une flopée de riffs semblent agrippés au bitume comme des grillons dans une brume épaisse et dangereuse, putain de délire! 

The Alien Song prend fin au moment où ses lèvres goûtent les miennes, je rouvre les yeux, elle a disparu. À l'endroit précis où elle se tenait encore quelques instants plus tôt, une colonne de fumée blanche qui s'évapore vers le haut, attends-moi, qui que tu sois, je te rejoindrai!

Du coup, j'ai pas écouté les autres morceaux mais je m'en fous, cette entrée en matière était si parfaite qu'il est impossible que le reste de l'album soit mauvais. 

Et puis, j'ai tout mon temps, pour le découvrir, les êtres divins sont éternels..


(1994)

mardi 3 novembre 2015

OSV - R23X

L'ennui avait glissé en lui, révélant la mollesse de ses formes aux êtres qu'il croisait. Sous son épiderme souillé, un brouillard pateux bouillonnait. Quelques effluves dégoulinait de sa bouche entre ouverte
 >j'ai besoin d'un putain de fixe électronique, vite!

Il s'engouffre sans réfléchir dans un magasin de vinyles, le visage piqué de sueur.  Des murs sales et tapissés de disques vibrent à son passages, les voilà prêts à s'effondrer sur sa gueule, vite, il lui faut de la came, un truc bien complexe qui l'occupera une bonne partie de la nuit, un skeud qui t'émeut autant qu'il te chatouille les neurones. 


Il ne faut pas longtemps à son regard fiévreux pour être happé par une pochette démente, d'une beauté naturelle au gout de catastrophe nucléaire, avec ces trois lettres, tamponnées au foutre : O S V --> Original Sound Version 



les kanjis liquides finissent d'éveiller sa curiosité, va pour cet album d'R23X!  


Tracks fulgurantes, accords accrocheurs, bon dieu qu'il rage de ne pouvoir étirer le temps, écraser ses morceaux favoris, s'y cramponner . Mais c'est d'une oreille pitoyablement humaine de junkie à la masse qu'il perçoit l'album, peut-il en saisir toutes les subtilités? 

Le pauvre morfle sévère. Le morceau d'ouverture, Cross The Ocean, vient lui cracher son synthé mélancolique à la tronche, sa gorge s'assèche, il lui faut une miette de rivage, un truc auquel se raccrocher. Trouvera-t-il un peu de paix dans les échos détraqués de la voix d'Human Race? Perdra-t-il définitivement la boule au milieu de Metropolis et son rythme fou, vertigineux? 


Le crâne troué de copeaux électroniques, la chair mouillée de plaisir, notre type entre rapidement en transe; sa mâchoire claque, ses orbites roule silencieusement - c'est à genoux contre la moquette qu'il termine l'album , 20 minutes plus tard, la langue sèche et rappeuse comme du papier de verre.


Personnellement,  la dernière track, Airship, m'a assommée. Si mignonne, dans sa retenue délicieuse, si fragile, dans son enveloppe de synthé stellaire, léchée de toute part par des glitchs discrets et pourtant si redoutable, par sa portée... 

 

samedi 20 juin 2015

Bave sur ma pochette ... mouillée

Teeth of the Sea - Orphaned by the ocean (2009)

Sous un amas d'altostratus bigarrés, s'étend une mer sombre et plate, impitoyable. 
La carapace trempée d'un chalutier qui chavire cache ce que l'on pourrait prendre pour une étendue sablée. 

Mirage? 

Poséidon, trahi par la croix à l'avant du bateau, a envoyé ses filles contre la coque - 
de leurs doigts translucides, les voilà qui tirent, inlassablement, le mastodonte vers les flots...

L'équipage, charmé par le chant des Sirènes, s'est depuis longtemps noyé 


mardi 16 juin 2015

Squeeze

Velvet Underground (1973) 



Arborant fièrement son symbole "branlette sur les nuages Toxic de la médiocrité", Squeeze dépucelle doucement les esgourdes. Guilleret et punchy du début à la fin, Yule ne lésine pourtant pas sur l'ironie. Pour peu que l'on tende ses tympans à l’extrême, l'évidence nous parviendra par bribes douces-amères : l'intro de Mean Old Man parle d'elle-même. Puis l'album est parcouru de breaks vicieux, qui s'imposent lorsqu'on s'y attend le moins, comme une bousculade par derrière, sournoise, entre deux nappes de grattes chauffées au soleil - d'ailleurs, le second morceau ne s'intitule-t-il pas Crash? Brutal et malsain , aussi fulgurant qu'une Chevrolet écrabouillée contre le tronc d'un jeune platane aux lignes courbes.

Planté au coin d'une rue sèche comme la bite d'un curé, Dopey Joe se crame une cigarette en tétant au goulot du bon vieux Jack. Les guitares se font plus grasses, comme pour souligner l'absence terrible de gonzesses, Yule, petit plaisantin, tu modules légèrement ton timbre de voix, hin? Tu veux nous faire croire que t'as du vécu, d'un coup, que tu piges mieux que nous?
Je vais te dire, mon pote, ptêtre bien que t'as raison.

De l'artwork aux coups secs de batterie, en passant par les titres des morceaux, ton album fouette la rasade sarcastique, celle qui est assez forte pour filer la nausée aux mauviettes mais d'une qualité si fine qu'elle saura contenter le reste.
Vieux pote, je fais partie de ce fameux reste, cadavres conquis, qui planent à chaque écoute. Du bout de la langue, je veux bien toucher ton building, là, pour goûter..

dimanche 3 mai 2015

San Fermin - Jackrabbit

San Fermin - Jackrabbit (2015)


Le son est clean, l'atmosphère foutraque , msieur Lapin broie de l'or.



L'oreille grignotée par Ladies Mary, Jack balance ses orteils à quelques centimètres du parquet. La jeune femme dont il reniflait le parfum à même la peau, cette nuit, s'étire. En sifflotant, Jack traine sa silhouette jusqu'à la cuisine, vert-pomme tape à l'oeil, je suis un grand garçon, que coule la caféine!

 Quelques rayons timides lèchent la croupe de la jeune femme encore emmêlée à la couette; ses cheveux s'imprègnent du tempo déroutant de cet album flingué à l'audace, parcouru de frissons boisés. pieds nus sur des brindilles, le couple se met à danser.



 
Sur le matelas sans sommeil de la Nymphe Emily, s'étalent des mélodies intrépides qui s'engouffrent dans le sillage des deux amants - au détour d'un buisson, Jack se pétrifie sur place. Ses doigts se couvrent de touffes de poils grisâtres , des griffes déchirent la fine peau sous ses ongles, ses oreilles s'étirent au son de cordes lancinantes. Pris de panique, Jack Rabbit s'élance sur un sentier couvert de mousse, dérape autour du tas de bois et se retrouve le dos plongé dans les fougères. Son petit coeur de lapin bat la chamade, son museau se plie au rythme frénétique des insectes qui bourdonnent autour de lui, à l'affût, il écoute ..




Jackrabbit, à l'image de son artwork, est un album qui s'apprivoise et se découvre par bribes, morceau après morceau, au gré des ondes fluviales. 

Quand tous, êtes condamnés à l'ennui, 
de son fourré le lapin surgit
d'un coup de patte, d'un coup de langue 
il vous attire , sur un break de miel 
à partager , subrepticement, son ressenti 

mercredi 19 mars 2014

Bave sur ma pochette (9)


Entre les cornes harmoniques de la bestiole
bouillonne un astre de feu

les rythmes solaires recouvrent ma peau
d'une couche d'étoiles crépitantes...


vendredi 28 février 2014

Bave sur ma pochette (8)

T'as vu? le clochard famélique qui hante le champs de décombres à moitié bouffé par l'obscurité? Il vient de trouver un gun, coincé entre un pneu et un robot ménagé éventré.

me demande bien ce qu'il va en faire.

tirer sur les étoiles, probablement...







Il a beau gueuler, à part quelques corbeaux coriaces, personne ne l'entend..

dimanche 3 novembre 2013

Bave sur ma pochette (7)

Natti - Still Motion (2013)






Damn it this is not my planet
At least I hope not cause I really can't stand it
If it is so be it I speak it how I see it
Let that be the dirty acres flag pledge allegiance


mercredi 7 août 2013

Bave sur ma Pochette (6)

En vrac sans cohérence mais qu'est ce qu'elles sont belles : 


Led Zeppelin - Physical Graffiti  (1975)
Celle qui te donne envie d'enfiler tes baskets et d'enfourcher ta planche à roulette pour taper un KickFlip par dessus les 4 poubelles alignées entre les deux perrons et d'aller fumer un stick tranquille avec le type assis sur les marches. Avec un peu de chance, une jolie fille n'est pas bien loin et passera sous notre nez en faisant danser ses hanches.


Blue Öyster Cult - Secret Treaties (1974)

Celle qui donne envie de regarder Platoon et de se faire une partie de Flight Simulator en machouillant du tabac à chiquer. En concluant par un grand bol de riz gluant. miam 





mercredi 17 juillet 2013

Bave sur ma pochette (5)

Tom Rush - St, 1965




Going back to Black Mountain, me my razor and my gun
Gonna cut her if she stands, shoot her if she runs




mercredi 26 décembre 2012

Bave sur ma pochette (4)

se perdre entre les cornes des deux corps en mouvement
planant
(ici)

toujours plus loin 
traverse les nuages 
sillons gorgés de soleil
un ange gratte sa guitare
retiens ton souffle. . . 
(ici)









lundi 24 décembre 2012

Bave sur ma Pochette (3)

Dennis Coffey - Back Home


mes narines se dilatent, l'odeur d'un café/clope doucereux envahit mon être
du bout des doigts je craque une allumette sur le coin du paquet..


dimanche 7 octobre 2012

Bave sur ma Pochette (2)

Pourquoi ne pas continuer d'emblée? 

allez savoir pourquoi, mon oeil est attiré, tel un putain d'aimant
vers la chair.

la chair l'appelle, (il l'aperçoit)
la chair le tétanise ( il reste coi)

2 nouvelles pochettes à ne pas manquer. . .


Enjoué, Armageddon Gigolo l'est. Sérieux, posé, se permettant parfois des envolées dérisoires, mélange subtile d'émotions libérées, et cette bouche qui hésite.. 



L'ombre pâle et nue frôle l'instrument avec plaisir..
Intime, bouleversant, The Musician transforme plus qu'il ne devrait, merveille.


Music: 







samedi 6 octobre 2012

Bave sur ma Pochette (1)

Il y a de ces artworks qui vous percutent, vous mettent K-o, vous donnent envie
d'écouter le disque sans même chercher à savoir quel artiste se cache dedans,

les pulsions, les envies, irrépressibles, magnifiques, s'agitent .

les yeux brûlés, la gorge sèche, persuadée que la Musique sera à la hauteur
de l'enveloppe, pour le moment, jamais déçue :)

j'ouvre le bal avec cette pochette, sensuelle et mystérieuse, qui donne direct envie
de faire l'amour sur des draps soyeux..



Aphex Twin - Flim

Oh purée, ce son a 29 ans ?  au moins.  C'est marrant, il est sorti le 6 Octobre 1997. (je suis nulle en maths, mais c'est le jour...