"Rien à envier à Marivaux, rien à envier à Voltaire"
Le ptit louis a pas vraiment envie de se battre, il préfère matter les fesses de ses serviteurs l'en pince un peu pour le fils du boucher, Royal romance infernale sa mère le gifle lorsque personne ne regarde AZY chope ton épée gamin, en garde troue leur la gueule, à tous ces clébards juste une bande de gueux à la botte de leur bâtard crache sur leurs dépouilles sans hésiter après tout c'toi le Roi de tout ces camés
James porte la canette de bière jusqu'à ses lèvres fines, une goutte de sueur dégouline jusqu'au menton, du dos de sa main libre, il l'étale balance la canette vide par dessus son épaule, lâche un rot discret puis pénètre dans le bar haleines moites d'ombres bourrées qui purgent leur misère, accoudées au bar ou défoncées, par terre James saisit un verre de whisky et l'engloutit cul-sec une ombre plus intense que les autres attire son regard, il s'approche, n'en croyant pas ses yeux Une tigresse aux hanches de feu ondule aux rythmes de la batterie , un saxophone tourmenté semble lui dicter dans quelle direction frémir
sans hésiter, agrippe sa croupe aux divins contours, se fondant avec son ombre,
les deux êtres ne font plus qu'un, remuant voluptueusement leur carcasse comme si leur salut en dépendait
T'as vu? le clochard famélique qui hante le champs de décombres à moitié bouffé par l'obscurité? Il vient de trouver un gun, coincé entre un pneu et un robot ménagé éventré.
me demande bien ce qu'il va en faire.
tirer sur les étoiles, probablement...
Il a beau gueuler, à part quelques corbeaux coriaces, personne ne l'entend..
ses petites pattes tremblent légèrement, sous ses griffes, quelques grains de peau s’émiettent en pleurant, le bout de son museau se plie, renifle l'haleine nacrée de l'Aurore une goutte de rosée glisse le long d'un cil, gelée, sa moustache se tend vers l'Infini, le faible tempo de son coeur de raton secoue subrepticement son pelage à reculons, il plonge dans le Mirage .
Juchée sur l'échine d'un loup aux pattes de feu, l'Ombre d'un cauchemar
renifle l'atmosphère, crispant ses mâchoires au rythme des tambours,
martelés par une armée de squelettes déments. Les instruments expirent
en une prodigieuse giclée de fureur, les cordes vocales de l'Ombre se
plient aux exigences du désespoir, constamment ponctué d'éclat au son
cristal, salive d'étoile qui résonne encore dans les boites crâniennes
de ces squelettes hypnotisés. La pointe de son épée racle la mousse
puante du terrier d'un lapin mort, les feuilles moites vibrent
doucement, poussées par des milliers d'insectes hagards et vénéneux. Le
loup pose ses deux pattes avant sur le visage d'une pierre, serein,
tandis que son Maitre hurle à l'Amort, mystique incantation apprise au
fond d'une caverne séculaire ; violée par la bêtise moderne, l'Ombre a
soif de vengeance . .