Elle est brune, ou peut être rousse, pas très grande et a de jolis yeux bleus .
En un mot, elle est capable de te faire voyager à l'autre bout du monde, coup de pouce timide sur les notes impatientes du piano , la farandole des notes glissent à tes oreilles, tes jambes se plient et touchent la Terre, c'est à genoux que tu lui souris.
Tes mains s'approchent de sa silhouette fragile, un sourire triste s'attarde sur ses lèvres mais ses yeux brûlent d'envie de t'embrasser, une fois encore, ton coeur prend le dessus, intrépide et téméraire , allegro conquérant qui embrase tous les nerfs et autres filaments, finalement, vos lèvres se frôlent et fusionnent au son d'un triste ballet.
Un instant plus tard, le rêve s'évade et tu t'effondres de tout ton poids on the floor, le parquet t'avale pour te recracher ailleurs, plus loin, un insecte intrépide vient chatouiller ta joue, tu tournes la tête et hallucines.. Elle est là, son corps bouge lentement au rythme des pulsations, les cordes de la guitare se tendent et attendent..
Lisbeth Salander est une sacrée bonne femme. En même pas 2 heures de Millenium, elle a du se griller une bonne centaine de clopes. Libre à vous de vérifier!
J'attrape donc un briquet, qui traînasse vaguement sur le rebord d'un meuble, tout près du vide, les basses feutrées du son qui nous suit rythment le cliquetis moelleux de la flamme naissante, inspire à fond...
Une lumière troublante se dessine au coin du toit, la bête accroupie me tend la patte, je la saisis, j'attrape mon paquet et une bouteille de Gin au passage, on se déhanche de tuile en tuile, tomber? te fais pas de bile, "j'ai les griffes bien accrochées", je me laisse emporter, le synthé tourbillonne et catch quelques éphémères bourrés qui se défoncent en poussière...
Je ne pose plus de question, j'en grille une dernière, c'est bientôt la fin, mais je m'en fous un peu, la bouteille est vide, jbalance sa carcasse du haut d'un belvédère, ma rétine se crame à fixer le soleil et la créature a chaud, enroule doucement sa queue de marsupial autour de mon cou, j'étouffe à en revivre, mes yeux se ferment , sounds of nothing . . .
Production léchée, vivacité ahurissante du rythme et de l'instru, du grand Falke.
Chairlift - Met Before
D'un coup de hanche bien placé, l'Energie se dégage de la partition, virevolte un instant à droite à gauche, repeint les murs de ma chambre de son ombre indocile et finit au fond de mon être, bouillonnante.
Tristesse contemporaine - I didn't Know
J'avale en speed une bouteille entière de déception, 66°, je m'enfonce dans le fauteuil, agrippe le volant, m'allume une clope violée, j'y vais.
Malgré la défaite, (6-0 7-5) le deuxième set s'est révélé impressionnant à bien des égards, je suis comblée. Elle se battait, survivait tout en souriant, c'est ça que j'aime chez elle: balle de match : ne tremble pas et sauve sa peau, la musique dégouline des enceintes en cadence, un gros moment de bonheur. thank you !
Sûrement pas le morceau le plus complexe qui soit, le clip n'a rien de révolutionnaire non plus,
et pourtant, je reste scotchée devant, des heures. La jeune fille y est pour beaucoup.
Magnétisme quasi irrépressible dont elle use et abuse, souffle léger qui caresse les tympans avec douceur et liberté, liberté de se trémousser à poil en plein hiver, la clope au bec, fenêtre ouverte sur la neige et les yeux rivés sur l'écran d'ordinateur.
Scratch Massive - Paris
Une telle douceur, une telle puissance, une telle montée, c'est incroyable.
"it's on for eveeer"
The Weeknd - High For This
Lay yourself beside me
Hold tight for this ride
We don’t need no protection
Come on love
We don’t need attention
Ce son donne envie d'emmener la fille de ses rêves en haut du plus haut building du monde, de lui faire l'amour et de se jeter dans le vide
5 ans. 5 petites années ont suffi aux Smiths pour conquérir le monde. 4 albums studio impeccables, cohérents, magnifiques, une pelletée de concerts épiques, un tas d'morceaux inoubliables.
let's pick up 5 ! chose compliquée. évidemment que j'aime tous les morceaux des Smiths, c'est bien l'un des seuls groupes où pas une de leur track me gonfle..
bon. déjà, Meat is Murder est un album extra, mais je trouve que les morceaux qui le composent prennent leur sens lorsque on les écoute les uns après les autres. Pris au hasard,d'une playlist ou d'un ipod Shuffle, ça n'a plus le même impact... bon. un album de moins à décortiquer...
5-Girlfriend in a Coma
Accompagnements légers, paroles chantées sur un ton "désolé", timide, repenti..
Puis ce refrain qui dure... qui se mélange aux strophes. lequel est l'un? lequel est l'autre? peu importe, it's seriiious... Grave. il m'arrive de partir en bad à l'écoute de ce morceau, tiraillée par diverses pulsions.
C'est comme sourire au milieu d'une grosse engueulade, chialer en pleine réconciliation.. Et cette Girlfriend, entre la vie et la mort, que l'on veut protéger mais qui cette fois, est hors d'atteinte, tellement LOIN qu'on ne peut/veut même plus la voir.. troublant!
4- Panic
Burn down the disco Hang the blessed DJ Because the music that they constantly play IT SAYS NOTHING TO ME ABOUT MY LIFE Hang the blessed DJ Because the music they constantly play
Coup de poignard en plein coeur. Vif, net et nerveux.
3-Some Girls Are Bigger Than Others
Foutu ton mélancolique, comment dire à une GIRL, sans 'gros mots', qu'elle nous a déçu? en chantonnant ce morceau, confortable défouloir poétique, trône de velours d'où suinte une bile acide.
2- What Difference does it make?
L'intro donne direct envi de remuer son cul et de gratter n'importe quoi à portée de mains, un balais, une bouteille d'eau, une vraie guitare. Faut voir le live de 84 à Versailles, Morrissey qui agite son plumeau tel un prêtre son crucifix, avec une pointe d'ironie dans la voix, aaaaah c'est terrible -dans le bon sens- la foule n'en peut plus, 'And you must be looking very old tonight' pas tant que ça mon gars, grâce à toi, puis Dieu tu sais, je suis sûre qu'il se tape une bien grosse et grasse orgie sur ce son. et oui, c'est ça, pars dans les aigus, fais toi, fais NOUS plaisir, mec, on t'AIME.
1- A Rush and a Push
Voix d'outre tombe qui se lève en même temps que le typhon musical qui va s'abbatre quelques instants plus tard, pas le temps de chômer, les guitares vibres, la batterie hurle, la voix de Morissey se casse pour revenir en force quelques instant plus tard... Dommage cependant pour la fin en 'fondue', un tel morceau méritait mieux!
Il est minuit passé, tu zones sur la toile en mâchouillant un smarties périmé, la vieille sensation moisie du 'pourquoi j'suis seul, qu'est c'que je fous là' te reprend, mais alors que t'allais déprimer sec, un petit point noir attire ton attention, le coup de rasoir, tout ça, ce sera pour une autre fois.
un cafard. une punaise, un cloporte. peu importe. l'insecte te scrute avec ironie, du haut de ses 2 millimètres, vous vous jaugez du regard pendant plusieurs minutes, lui par terre , toi le cul sur un fauteuil grinçant, sur ce morceau là
Tu t'approches doucement de l'insecte, t'essayes de l'attraper , pas moyen, il fuit plutôt rapidement, roule sur le dos, esquive, tu le frôles du bout des doigts Changement de décor brutal
la bestiole t'emmène dans un hôtel crasseux, chambre 303, les murs sont pétris de merde, tiennent par magie tant la saleté tire les fondations vers l'enfer. tu cours dans les couloirs, t'es paumé, un peu stressé, ce son n'arrange rien, au contraire. les insectes sont fous, des fourmis dansent le twist sur la tapisserie de la chambre 907, un gang de blattes termine une partie de roulette russe dans l'escalier du 7 ème étage, tu cours toujours, une orgie de scarabées toqués dans l'ascenseur, c'en est trop.
tu plonges tête la première de la fenêtre du 3ème, tu tombes sur tes converses, et commence à errer dans cette ville insecte. un magasin de cookies pépites de pucerons te colle la gerbe, déglutir c'est bien beau, va savoir ce que tu feras dans 15 minutes. t'écrases sans vraiment le vouloir une vieille coccinelle à moitié Borgne, tu te sens con, un groupe de cafards tatoués t'interpelle, ils cherchent la bagarre, craquement de phalanges, oh, ils sont 9, tu presses le pas, jusqu'à courir, t'en peux plus. au détour d'une rue, un néon flashy catch ton regard, face de buse, pousse donc la porte du club!!
c'est la Party du siècle dis moi!! t'esquives deux trois veuves noires, tu poses ta carcasses fatiguée au comptoir, 2 whisky marguerite, ça passe ultra bien, ton oesophage t'en est reconnaissant, tu commences à sourire aux mites à coté de toi, tu payes un coup à la Mante Religieuse habillée en cuir moulant, elle te traîne dans une pièce adjacente, ça pue la sève et l'anti-mite, projeté dans un fauteuil en toile d'araignée tu souris bêtement, ton verre à la main, les néons fluos t'aveuglent, tu fermes les yeux, la Mante commence son travail.
Les bonne choses ont une fin, l'aube pointe son museau, tu te retrouves sur le trottoir, le portefeuille léger, la mine réjouie, t'esquives le vieux troupeau de vers qui rampent lentement sur le bitume, vomissant leurs tripes et whisky de trop, tu t'installes bien au fond du bus chenille, là où il fait chaud.
lentement mais sûrement, t'arrives chez toi. tu refermes la porte de ta chambre derrière toi et t'arrêtes une seconde devant le miroir. puis, les sourcils froncés, la mine grave, tu t'approches de ton bureau et tapotes sur ton clavier d'ordinateur: 'comment enlever antennes d'insectes'