mardi 9 juin 2026

BAD BOY LOVESTORY

Tu n’imagines pas à quel point tu me fatigues le coeur

Va falloir penser à arrêter, car ça plus la ———, ça fait beaucoup pour un seul homme.
ouais c’est il , ouais c’est lui, un coeur un seul, biberonné aux histoires qui finissent bien, imbibé du parfum des femmes depuis son premier battement, même de celles qui ont tourné les talons, even if on est bien en basket, tu vois exactement où je veux en venir.

oui je suis sexy, et j’suis toxique hmmm si tu m’aimes tu paieras le taxi

Elle l’a fait (payer le taxi à l’autre bout du globe) et pourtant le gouffre est immense

Cet album est le truc le plus pur et le plus complet que j’ai écouté de ma vie.

Une fois encore, on pourrait penser que j’exagère… pourtant c’est réel.

Theodora a réussi ce que personne n’avait réussi avant elle : proposer un disque dansant, fun et déchirant sous des airs de machins commerciaux de bas étage. Je suis obligée de drop name l’ignoble Aya Nakamura que vous encensez sans savoir, sans goût, je suis personne et pourtant je vous l’affirme : Bad Boy Love Story est l’album parfait que l’on attendait plus.

Qui n’a jamais rêvé d’un conte acidulé sur lequel se déhancher jusqu’au bout de la nuit ?

a good sin, voilà, c’est exactement ça.

on y est.
tends l’oreille et écoute.

J’aime cet album de tout mon coeur et de toute mon âme, c’est difficile de trouver les mots,
faut l’écouter pour comprendre,

elle se met totalement à nu pour nous , je trouve ça prodigieux.

FNG ouvre la danse de la plus belle des manières, FASHION DESIGNA (ma préférée) nous envoie dans la stratosphère.

SORRY SORRY SO a le refrain le plus clean de l’histoire des refrains, tous les morceaux sont craquants.

Une demi-heure.

ça ne dure qu’une putain de demi-heure.

J’ai pour habitude de ne rien regretter, mais imaginez un peu ce qu’on peut faire en une demi-heure.

My failure was that I got used to it.



I'm BACK

Coucou :D


Me revoilà. 


La Chambre du Robot.net est DOWN, je veux plus en entendre parler. Me revoilà sur Blogger, avec 

La Chambre du Robot qui regroupe mes textes ciné et littérature, et ici, mange mon disc, qui regroupe mes articles musiques.


Bonne lecture  ! 


(oh, et voici mon profil Rate Your Music pour les plus curieux d'entre vous. J'ai des listes cools et y'a tout ce que j'ai écrit ces dernières années dessus) 





mercredi 16 mai 2018

Plai Plai Plaiiiiid

Ce n'est un secret pour personne, Plaid est l'un de mes groupes préférés.
et c'est dingue, à chaque fois que j'enclenche un de leur morceaux, je deviens folle.
même après tant d'années...




Y'a pas longtemps, à une soirée, je me suis vue entourée de 2 musicos assez calés (l'un est photographe/chroniqueur et l'autre un truc tout aussi "poussé")  Et je me suis retrouvée à devoir expliquer, avec des mots COHÉRENTS, pourquoi j'avais osé dire que "New Family" était dingue, pourquoi j'avais osé balancé que c'était du GENIE, alors qu'eux, ils n'y voyaient qu'un son très moyen, pas ouf techniquement. 



Ta Gueule, avec tes termes techniques, tes mythes et tes exigences.

je ressens tellement de choses différentes en écoutant ce morceau qu'il serait vain d'essayer de les rassembler sur papier (ou ordi)
je pense que le meilleur carton de LSD du monde est à des milliers de kilomètres de puissance d'une minute de New Family.
je crois que grâce à ce morceau je comprends un peu mieux ma présence sur Terre.

Si tu avais prêté plus attention, si tu avais regardé au-delà de tes préjugés et si tu avais saisi la main que je t'ai tendu mille heures durant,
tu aurais plongé à coeur perdu dans la lumière;

Peut être que leur Live était en-deça de mes espérances, très largement même, mais ça fait rien, ce fut un sacré périple et je continuerai d'écouter leurs morceaux avec fougue et dévouement. (bon, j'avoue qu'ils ont quand même intérêt à se réveiller, leurs dernières sorties sont pas vraiment à la hauteur)

enfin voilà. Mon papier le moins perché pour l'un de mes groupes préférés, contradiction quand tu nous tiens (:
tfaçon c'est pas comme si j'étais lue, hin ! surtout ici

mardi 18 juillet 2017

Nervous Young Man

J’ai fait un rêve étrange, le dos calé dans un fauteuil rouge sang, arraché à la dernière rangée d’un cinéma miteux, cloué au beau milieu d’une clairière. L’herbe tendre qui encerclait mes pieds avait un goût de cendre, quelques fourmis jouaient entre mes orteils. Âpres sont les secondes qui lentement s’égrainent au cours d’un songe, mes canines ont rongé le temps. Je me retrouve sous le corps blanc d’un jeune poète, ses boucles rendues translucides par les rayons de Lune tombent sur mes joues et les chatouillent. On s’embrasse en rigolant, au son d’une corde grattée, ses lèvres sucrées découvrent mon cou, je me tortille sous ses caresses, un battement de coeur plus tard, il s’évapore. J’écarquille les yeux, deux points brillants sur une face blême, je continue seule à m’explorer. Dieu que cet album est BON! Ses titres, décomplexés, étirent leur insolence de longues minutes durant, et pas une fois l’ennui n’ose ramener sa fraise. J’ai plongé tête la première dans un court d’eau glacé, le dos couvert d’écailles. Des bestioles aquatiques m’ont encerclée en un concerto de bulles démentes, j’ai sorti mes baguettes et tapé de toutes mes forces sur quelques coquillages sous marins. Des petits bouts d émail giclaient dans tous les sens, torpille cinglante et boule d’algue dingue, les hippocampes en perdent la vue. Rêve démentiel sans queue ni fin, je me retrouve sous une couette chaude, dans les plus doux bras du monde, aux bouts desquels un grand sourire, mordu aux lèvres en maints endroits..


They Fall But You Don't

Les trous de sa peau, comblés d’une tendresse pâle, me font frémir.
lie-moi à la tendresse d’une voûte!
J’enfonce mon museau triste au creux de son cou, la tiédeur de sa peau comme boussole, enfin, je me reconnais.
j’attache mes mains à la barbe bleue du temps nouveau,
il n’est rien de plus vain que les souvenirs.
sous les tendres gémissements d’une nymphe folle, j’organiserai ma chute..
Ils sont témoins, là-haut, de nos moindres caresses, ton corps accuse le coup et en redemande, qui suis-je, pour toi, lorsque nous sommes loin?
Désirs farouches de liberté qui ne laisse pas de place à la mollesse du coeur.
j’y comprends rien, moi qui croyait qu’on périrait ensemble, nos âmes soudées à n’en devenir qu’une,
lumineuse et démentielle, à la hauteur de nos attentes.
éloignez-vous de nous, putain, mon trône brûle de colère
Vous n’êtes qu’orgueil et détresse, à en salir les morts, à la manière d’un charognard vous picorez les yeux malins, sans jamais être rassasié.
milles troubles agitent mes rêves, mille péchés secouent ta chair,
sublime magie aux douces mains gantées, que cache tu sous ta blanche tunique?
Contre ta lèvre ennemie je presse un bâtonnet de sucre
au contact de cette valse lente et généreuse les chairs ploient petit à petit,
une liqueur amère trempe ta belle échine.
Au bout de la chaîne en toc un petit oiseau mou balance son bec dans tous les sens
Non, l’amour ne triomphe pas ce soir.


 
J’ai du mal à saisir, ce qu’apporte cet album. Mes mains se heurtent à une paroi gelée façonnée par l’ennui, que rien ne trouble. Je me dis que la tristesse du compositeur ne gagne pas, à être exposée ainsi, dans cette forme là. A la manière d’un animal trop brusque élevé en marge de la portée câline, le temps cabre son échine d’indécision puis finit par se mordre la queue, les crocs gonflés de haine.
La lune dépose son étroite écharpe d’argent sur la forêt et la faune qui s’endort. Au loin, les murmures de la ville troublent la quiétude des ombres endormies, parasitant leurs songes, remuant leur conscience. Du haut de son perchoir boisé, un vieux hibou se délecte des restes d’un rongeur, chassé quelques minutes plus tôt.  Le poil parsemé de taches vermeilles luit sous l’éclairage velouté de l’Astre triste. Son repas terminé, l’oiseau tend dignement ses ailes, le regard fixé au loin, l’esprit perdu au delà des cimes, et, sans un bruit, s’enfonce dans les Ténèbres irréelles du temps meurtri.

dimanche 19 février 2017

L'Oublie

À l’autre bout du monde, là où les ombres n’ont pas de coeur, un jeune prophète se bourre la gueule sans sourciller. Le goulot froid, entre ses lèvres tristes, teinte l’aurore de ses harmonies ivres. La tête du garçon frappe ses épaules avec une régularité déconcertante de métronome sérieux, gauche-droite-gauche-droite__________ la ligne est fatiguée.
Sous ses yeux d’ébène, une femme à la peau morte s’endort, le nez sur son violon. Pour qui joue-t-elle, depuis des mois, si ce n’est pour un souvenir? Elle s’est usé les os, à force d’espérer; son horrible dos se courbe plus bas que terre au rythme des âmes transies d’effroi qui s’amoncellent, en tas de boue crasseux, au pied du lit inoccupé. La solitude comme point de repère, une cigarette invisible derrière l’oreille, le jeune garçon défie la mort droit dans les yeux — c’est ton odeur, oui! Ton odeur qui m’a rappelé à toi, ô toi, frêle navire aux cales vermoulues. Le vent s’engouffre entre tes cuisses, ma langue s’assèche et mes oreilles multiplient le fracas des battements de ton coeur– mensonge! Ta tendre poitrine est vide, creuse comme une vieille souche fatiguée. Les couleurs ont toutes été oubliées et je regrette, oh oui, je regrette, de ne pas les avoir enlacées.
à l’époque où mes bras pouvaient s’élever , j’aurais fendu ton âme et embrassé tes plaies, lécher tes joues acides et prié le Soleil de ne pas trop douiller. Assommante errance d’un astre triste, recroquevillé entre les mauvaises mains, le buste écartelé aux pointes de la plus belle étoile, le garçon meurt à petit feu.                                              

Je t’aime, sublime chimère, même quand je ne suis plus.


Luther - Shelf (2026)

Nuit de mi-septembre 2026, on suffoque encore sous les journées écrasantes de chaleur, humeur grise. En slip sur le canapé, le coeur farci d...